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 Année 2012

 

 


Inquiétudes ou confiance en l'avenir ?

l'Aisne Nouvelle du 23/1/2012

Malgré tous les projets à Charmes en 2012, Bruno Cocu est inquiet.


2012 : année décisive pour les collectivités. Lors de ses vœux, Bruno Cocu a rappelé les enjeux à venir pour ces institutions et la population.

En 2010 déjà, Bruno Cocu, le maire de la commune avait fait part de ses inquiétudes quant à la réforme des collectivités territoriales et à ses conséquences financières.
Mardi dernier, le premier magistrat, dans un discours énergique, prononcé lors des vœux aux Charmois et aux différents représentants de l'administration et des associations, a redit ses nombreuses inquiétudes pour 2012.
D'abord, sur la place des communes, « éléments majeurs de proximité », et cela avec les conséquences de la réforme des collectivités territoriales. Mais aussi par rapport aux déficits des collectivités, alors que « les besoins et attentes de la population augmentent ». Inquiétudes également et de façon plus large sur l'économie, sur le front du chômage et « l'augmentation des demandeurs d'emploi et la situation précaire de nombreux foyers ».
Des craintes entendues par les candidats aux législatives pour la première circonscription, René Dosière (député sortant) et Aude Bono-Vandorme (représentant Antoine Lefèvre). Mais aussi par Bernard Bronchain, pour la Région, Frédéric Mathieu, pour le Département, Guy Paquin, des Villes d'Oyse, les représentants des administrations et du monde économique.

Qualité de vie et sécurité

Malgré ces appréhensions, l'élu, citant Jaurès, a incité ses concitoyens « à avoir une confiance inébranlable en l'avenir ». Après tout, les réalisations prévues cette année sont nombreuses. A commencer par la finalisation du PLU, commencé en 2007. La commune va aussi œuvrer pour une meilleure qualité de vie et plus de sécurité pour la rue du Moulin à vent ou rue de Crécy. Un système de « vidéo protection » autour de la mairie devrait voir le jour. L'éclairage du lotissement du Champfleury sera refait.
Pour ce dernier sujet, et étant à la pointe en matière d'environnement avec les journées dédiées à cette thématique, la municipalité « envisage de couper la lumière la nuit (l'éclairage public) pour faire des économies budgétaires et pour préserver l'environnement », a annoncé le maire.
A la suite du maire, Guy Paquin, le président de Villes d'Oyse, préférant éviter le sujet des poubelles, « très sensible », a souhaité mettre en avant le bilan des actions de la communauté des communes en faveur de l'enfance et de la petite enfance. « Des services qui coûtent chers », dont l'importance est difficile à mesurer. « On pourrait mieux la mesurer s'ils disparaissaient », a ironisé M. Paquin.
A titre d'exemple en 2011, la halte-garderie a accueilli 232 enfants (13 de Charmes) de 112 familles différentes pour 15 611 heures de garde, soit 10 enfants par jour en moyenne, pour un total de dépenses de 137 329 euros (subventionnés à 60 % par la CAF). Toujours l'an passé, le Lieu d'accueil enfants parents, a ouvert ses portes à 34 enfants différents de 21 familles.
En 2011, les Accueils loisirs sans hébergement ont eu du succès. A Charmes, 124 enfants ont participé aux séjours proposés, soit un taux de fréquentation de 80 %, « tout à fait honorable », a souligné M. Paquin. En tout, 418 enfants ont séjourné sur les 4 centres de la CCVO.
S'appuyant sur le rapport Pébereau, le député René Dosière a rappelé les erreurs de l'Etat sur la fiscalité. « Si on avait maintenu la fiscalité comme en 2007, on aurait 70 milliards d'euros de rentrées en plus ». Et l'élu de citer les 22 millions d'euros empruntés chaque jour pour faire face à l'endettement et l'importance de s'intéresser aux propositions de tous les candidats pour faire face aux déficits.


Maguin fait du « Charmes » à l'international

L'Union Publié le vendredi 20 janvier 2012

Le préfet Pierre Bayle a pu découvrir que l'entreprise Maguin exporte ses machines dans le monde.

 CHARMES (Aisne). L'entreprise Maguin, installée à Charmes, devrait encore développer son activité en 2012. Hier, le préfet Pierre Bayle a fait le tour de cette société qui vend ses machines à l'autre bout du monde.

DUBAÏ, Thaïlande, Espagne, Russie, Égypte, France, Brésil, Chine… l'entreprise Maguin, spécialisée dans la conception et fabrication d'équipement pour l'agro-industrie, est présente sur tous les continents ou presque. De son point d'ancrage à Charmes, avec ses 200 salariés, la société, qui fait partie du groupe Moret industries, dont le siège est à Saint-Quentin, réalise 100 millions d'euros de chiffre d'affaires et compte bien embaucher de nouveaux collaborateurs, cette année. Hier après-midi, dans le cadre d'une visite dans le Laférois, le préfet Pierre Bayle est venu découvrir cet outil industriel qui peut faire la fierté du territoire.
Comme l'a rappelé Jean-Yves Martin, son directeur général, « historiquement, Maguin, c'est l'industrie sucrière ». Toutefois, depuis 1848, les activités se sont étoffées et si aujourd'hui l'industrie du sucre continue de constituer une grosse partie de son activité, la société créée des machines capables de produire du biocarburant, de l'alcool, des engrais et développe des procédés touchant à l'élimination « propre » des résidus de production.
Vingt embauches
En 2012, ce sont une vingtaine d'emplois qui devraient voir le jour, tant chez les ingénieurs que chez les ajusteurs, les chaudronniers ou les chargés de projet. Et pour ceux qui connaissent l'entreprise, chez Maguin, on ne fait pas vraiment dans la dentelle, même si les équipements sont à la pointe de l'innovation. Les machines qui servent à distiller, laver les betteraves ou les couper ont des tailles impressionnantes. Il suffit de mettre les pieds dans l'atelier pour s'en convaincre.
En matière d'emplois, les dirigeants de chez Maguin tentent un « coup de poker » en matière de ressources humaines. En effet, confrontés à des problèmes de formation des demandeurs d'emploi et parfois face à des soucis de mobilité ou de motivation, ils vont chercher « des têtes bien faites et bien pleines », même si le profil n'est pas celui de l'industrie. « Nous préférons former quelqu'un qui soit volontaire et motivé, même si son cursus ne correspond pas au départ à notre domaine de compétences. C'est un essai, nous verrons ce que cela donne », indique Jean-Yves Martin, qui tente de donner à son entreprise les moyens de progresser sur le territoire et dans le monde.